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Au moment où le bouffon le plus sinistre du capitalisme américain quitte la piste, voici un entretien avec Noam Chomsky qui donne la mesure – ou plutôt la démesure – des dégâts sans précédent et de l’influence durable sur le monde des quatre années de la présidence de Donald Trump.

Noam Chomsky, linguiste, activiste et écrivain politique américain, est l’un des plus célèbres et plus acerbes critiques de la politique étrangère américaine. Son analyse des différentes présidences, de Nixon à Obama, et la véhémence de son point de vue – il a, par exemple, comparé le 11-Septembre au bombardement d’une usine à Khartoum par Bill Clinton – ont fait de lui un héros de la gauche du monde entier et la cible de certaines colères. « Chomsky refuse toujours de parler d’intentions en politique », écrivait Larissa MacFarquhar dans son portrait de lui paru dans le New Yorker en 2003. « Comme beaucoup de théoriciens de l’homme, au sens universel du terme, il semble souvent déconcerté, voire dégoûté, par l’évocation de certaines personnes et de leur psychologie. »

Contrairement à d’autres personnalités de gauche, Chomsky a toujours fait preuve d’un grand pragmatisme dans ses analyses politiques, persuadé qu’il fallait voter pour le candidat démocrate désigné contre les Républicains. Mais en plus de soutenir Joe Biden, il a déclaré que Donald Trump était « le pire criminel de tous les temps »

Un entretien de Isaac Chotiner publié dans le New-Yorker du 30 Octobre 2020. Traduction et relecture, Là-bas si j’y suis.

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