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Anne Dacier (1654-1720), philologue et traductrice, passe à la postérité avec sa traduction des poèmes épiques d'Homère. Elle est aussi l’une des premières femmes à signer ses traductions de son vrai nom, contrairement à tant de femmes de lettres dont les traductions sont anonymes ou publiées sous un pseudonyme masculin. 🔸 Par Marie Lebert

 

Pendant son enfance à Saumur, Anne Dacier apprend le latin et le grec avec son père, Tanneguy Le Fèvre, qui brave les conventions de son temps en lui donnant la même éducation qu’à ses frères.

Après le décès de son père en 1672, elle déménage à Paris et travaille avec Pierre-Daniel Huet, un ami de son père qui est en charge d’une édition complète de classiques latins.

Elle est la seule femme de l’équipe, et annote en latin les éditions du poète Florus (en 1674) et des historiens Dictys de Crète (en 1680), Aurelius Victor (en 1681) et Eutrope (en 1683).

Elle débute sa carrière de traductrice en traduisant plusieurs œuvres grecques et latines, dont les poètes grecs Anacréon et Sappho (en 1683) puis les dramaturges romains Plaute (en 1683), Aristophane (en 1684) et Térence (en 1688).

Après son mariage avec André Dacier en 1683 et une période de fortes tensions religieuses qui oblige le couple protestant à devenir catholique, elle débute la traduction de L’Iliade et de L’Odyssée, une tâche monumentale qui dure plus de quinze ans. 

Publiées en 1699 et 1708, ses traductions en prose introduisent le génie d’Homère dans le monde littéraire français. Les traductions d’Anne Dacier sont saluées par ses contemporains et conquièrent un large public dans toute l’Europe.

 

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