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Par Johan Faerber🔸Splendide, émouvant et troublant de beauté : tels sont les quelques mots qui viennent à la lecture de La Fille du Bois d’Anne Maurel qui vient de paraître chez Verdier. Dans une langue qui rend l’émotion sans jamais céder au lyrisme, en mettant un point d’honneur à refuser toute emphase, Anne Maurel revient, en ce premier récit, sur le destin de son grand-père. Davantage figure que personnage, le grand-père est le cœur nu et noir, sans cesse dérobé, détaché de toute archive, d’un récit vocal qui impose Anne Maurel comme la grande révélation de cette rentrée. Diacritik ne pouvait manquer d’aller à sa rencontre le temps d’un grand entretien.

Ma première question voudrait porter sur la genèse de votre beau récit, La Fille du Bois qui vient de paraître. Quelle en est l’origine exacte ? À quel moment avez-vous décidé d’écrire sur votre grand-père, cet homme grièvement blessé dans les tranchées en 1918, gueule cassée, qui survécut jusque dans les années 1970 ? Pourquoi avoir attendu un certain temps après son décès pour faire venir à vous ce récit ?

 

« La Fille du bois », d’Anne Maurel, Verdier, 96 p., 13 €, numérique 9,50 €.

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