Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Pour trouver et ouvrir des formes de dépassement du capitalisme en démasquant ses fins, David Graeber propose quatre essais d’anthropologie comparée qui interrogent la nécessité des hiérarchies, la continuité entre esclavage et travail salarié, la consommation comme idéal de destruction, le fétichisme.

David Graeber s’intéresse à « la transition qui conduit du monde de Rabelais à celui de la reine Victoria », réprimant et transformant les manières dont une personne était supposée manger, boire, se soulager, faire l’amour. En s’appuyant sur deux catégories ethnographiques traditionnelles, les « relations de plaisanterie » et les « relations d’évitement », il étudie ce processus historique décrit par Max Weber comme lié au développement du calvinisme dont le puritanisme a également favorisé le développement du capitalisme moderne avec sa discipline de travail quasi monastique et ses stratégies obsessionnelles d’accumulation, par Peter Burke qui s’est intéressé à l’éradication des éléments de la vie publique et rituelle considérés comme immoraux par les autorités religieuses catholiques au XVIe siècle, par Norbert Elias qui a étudié l’apparition de « la honte et la gène » en Europe occidentale à cette même période. Ce même processus est « responsable des idéologies de la propriété privée absolue et de la commercialisation galopante de la vie quotidienne ».
 

David GraeberPayot / coll. Manuels Payot, 2014

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article