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Par Sylvain Rakotoarison 🔸Il y a un siècle, le 5 janvier 1921, est né, près de Berne, le grand dramaturge suisse de langue allemande Friedrich Dürrenmatt. Il est mort il y a un peu plus de trente ans, le 14 décembre 1990, donc un peu avant ses 70 ans, à Neuchâtel où il a vécu toute sa vie. Il a notamment publié des nouvelles et des romans policiers, mais c’était plutôt de l’alimentaire, son œuvre principale est constituée surtout de ses pièces de théâtre où il a décrit une société dont il a fortement critiqué l’organisation. Écrivain donc rebelle mais devenu classique pour les germanophones, je me souviens même d’avoir étudié certains de ses textes en cours d’allemand (mais je ne sais plus lesquels).

L’œuvre de Dürrenmatt a été distinguée par divers prix et récompenses en Suisse, Allemagne, Autriche, tous de langue allemande, mais aussi aux États-Unis. Elle ne semble pas excessivement connue ou très popularisée en France (même si son théâtre fut joué en France). Lors du vingt-cinquième anniversaire de sa disparition, en 2015, la Suisse avait multiplié les événements de commémoration : conférences, expositions et bien sûr, représentation de ses pièces de théâtre.

La vingtaine en pleine guerre mais en Suisse, pays neutre, Dürrenmatt a fait peu d’études poussées, un peu à Zurich en littérature allemande et en philosophie, aussi un peu d’histoire de l’art (il a aussi une œuvre picturale moins connue). Sa passion a été très rapidement le théâtre et dès 1942 (il n’avait que 20 ans), il a écrit ses premières pièces de théâtre ("Le Bouton" mais sortie plus tard). Sa première pièce publiée fut "Les Anabaptistes" ("Les Fous de Dieu"), créée le 19 avril 1947 qui, par son lyrisme apocalyptique, a provoqué un scandale qui lui a assuré assez vite la célébrité dans les pays germanophones. En 1952, "Le Mariage de Monsieur Mississippi" montre l’univers théâtral de Dürrenmatt, plutôt obscur et inquiétant dans la description de la condition humaine.

Avant de continuer à évoquer quelques-unes de ses pièces, parlons très rapidement de ses romans et récits, souvent courts. Les titres sont ici traduits de l’allemand et la date de sortie correspond à celle dans l’édition originale en allemand, la sortie en français est parfois bien plus tardive. Chaque citation est un extrait du livre précédemment cité.

Ses romans policiers sont assez particuliers et peu "classiques". C’est plus la recherche de la justice que du coupable que souhaite le commissaire Bärlach dont la grave maladie semble débrider aussi ses pudeurs morales. Dans "Le Juge et son bourreau" (sorti en 1952), la mort de son bras droit est pour le commissaire héros un moyen de faire d’une pierre deux coups (tuer son ennemi personnel et confondre l’assassin de son collègue, qui ne sont pas une unique personne).

 

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