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Alors que l’œuvre de Gide tombe dans le domaine public, et que la publication du Journal intégral de Julien Green se poursuit, il faut relire aussi les Journaliers de Jouhandeau. 🔸Par Bachir Bourras 🔸

La littérature a ses soleils. Gide en fut un, lui dont l’œuvre éclaire de tous ses feux la première moitié du XXe siècle. Son Journal occupe une place de choix dans le monde des lettres et en éclipse d’autres, tout aussi monumentaux, et non moins intéressants. Car l’homme n’est jamais aussi vrai que dans la nudité de l’être penché sur sa page, lorsqu’il enregistre les soubresauts de l’esprit et du cœur. Jouhandeau s’y est appliqué à sa façon. Publiés entre 1961 et 1983, les vingt-huit volumes de ses Journaliers ne constituent pas un journal à proprement parler, dans la mesure où ils évitent l’écueil de la sécheresse du compte rendu quotidien. Collection de notes, maximes et autres anecdotes prises au détour d’une rencontre, d’une lecture, ils sont le témoignage sans détour d’une vie mouvementée.

 

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