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               Les femmes écrivains du passé sont peu présentes voire inexistantes dans certaines anthologies ; encore aujourd’hui leur présence fait figure d’exception dans certains manuels. Les femmes furent-elles incapables d’écrire par leur nature même, par leur manque d’éducation, par les tabous sociaux et un certain « complot misogyne » ? Depuis les années 70 et les mouvements féministes, une re-découverte, ainsi que des publications ou re-publications d’œuvres ont cours afin de faire connaître les œuvres des femmes du passé.

 

Or l’histoire littéraire, parce qu’elle a des visées scientifiques , doit intégrer toutes les productions, quel que soit le sexe de leur auteur, et contribuer ainsi à la connaissance de la part prise par des femmes à la construction de la culture commune. C’est pourquoi un certain nombres d’initiatives voient le jour qui cherchent à redonner une visibilité aux femmes écrivains. Je songe par exemple à la collection « Femmes de lettres » de Martine Reid chez Folio.

Un combat qui n’est pas gagné, loin s’en faut.

          Il faut lire Schopenhauer : « Que peut-on attendre de la part des femmes, si l’on réfléchit que, dans le monde entier, ce sexe n’a pu produire un seul esprit véritablement grand, ni une œuvre complète et originale dans les 

beaux-arts, ni, en quoi que ce soit, un seul ouvrage de valeur durable ».

          Cause de cette invisibilité des femmes, la réaction de l’Institution littéraire : au XIXe siècle par exemple, la littérature féminine constitue une part de plus en plus importante des publications. Or nous n’en conservons aujourd’hui que peu de traces.

          Les auteurs et les critiques s’agacent de cette présence de plus en plus massive des femmes de lettres mais la reconnaissent. A la fin du dix-neuvième siècle,  Emile Faguet, peu suspect de féminisme, estime que la littérature est devenue, en France, « une profession féminine » ».

 

 

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