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Rachida Brahim est chercheuse associée au Laboratoire méditerranéen de sociologie. Son livre « La race tue deux fois », paru en janvier, est un prolongement d’une thèse soutenue en 2017. Elle y rappelle combien la haine raciste peut s’avérer meurtrière dans un pays en paix.

« À nos défunts ». Cette dédicace, tout comme l’introduction, dit avec une sincérité et un engagement personnel rarement exprimés dans les sciences humaines, d’où parle l’autrice de ce livre : « Sur les parois de mon cervelet subsiste le tracé d’une langue que je ne sais ni lire ni écrire. (…)  Le racisme postcolonial est un long désastre qui sait taire sa source. Il puise sa force dans l’anéantissement de notre historicité. »

L’objet de sa recherche est le racisme anti-maghrébin et la violence qu’il libère, du début des années 1970, très marqué encore par le souvenir de la guerre d’Algérie, à celui des années 2000. Ou, pour le dire autrement, de la loi Pleven de 1972, « pilier de la législation antiraciste française », qui condamne l’expression du racisme, mais non la violence qu’il déchaîne, à la loi de 2003, qui pour la première fois en France considère le mobile raciste comme circonstance aggravante d’une agression si toutefois son auteur l’a clairement exprimé. 

 Rachida Brahim, La race tue deux fois, une histoire des crimes racistes en France (1970-2000), Syllepses, 2021. 18€ 

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/culture/«la-race-tue-deux-fois»-de-rachida-brahim-un-complexe-français/ar-BB1dftB8

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