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Il a publié Toni Morrison, Stephen King, Salman Rushdie et tant d’autres en France. A 88 ans, il signe ses Mémoires, où l’on revit un demi-siècle de vie éditoriale et artistique. Par Florence Noiville

« Ivanovitch, Ivanski, prince de Sibérie » : c’est ainsi que l’appelle l’Américaine Donna Tartt, qu’il a révélée en France avec Le Maître des illusions (Plon, 1993). Prince, Ivan Nabokov l’est par sa mère, Natalia Shakhovkoy, issue d’une dynastie d’aristocrates russes. Tandis que son père, Nicolas Nabokov, un compositeur de musique auquel Diaghilev passa commande, était le cousin de « l’autre Nabokov », Vladimir, le romancier. C’est d’ailleurs l’un des premiers souvenirs d’Ivan Nabokov raconté dans La Vie, les gens et autres effets secondaires, très attachant livre de Mémoires : il joue avec Dmitri, le fils de Vladimir et de Vera. « J’étais très jaloux de son zeppelin en étain sur roulettes, raconte-t-il. Moi, je n’avais qu’un zeppelin en bois. Les enfants ne juraient que par les zeppelins à l’époque. »

L’éditeur Ivan Nabokov en compagnie de l’écrivain Salman Rushdie, en 1994. Collection particulière

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