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Avec ce nouveau roman, l’écrivain italien clôt vingt-cinq ans d’une folle saga théologico-fantastico-science-fictive. 🔸 Par 

 

Ainsi passent les sagas et s’effacent les héros ! Après Isaac Siedel, le flic du Bronx, dont Jerome Charyn a mis fin à la geste démente (Avis de grand froid, Rivages, 2020) au bout de douze livres de délirants et loyaux services ; après l’inspecteur Frank Elder de Nottingham, mis à la retraite définitive par John Harvey dans Le Corps et l’Ame (Rivages, « Noir », 284 p., 21,50 €), sa quatrième et ultime aventure, c’est à un autre enquêteur, non de rendre sa plaque mais de raccrocher l’épée : l’inquisiteur Nicolas Eymerich.

Inspiré au romancier italien Valerio Evangelisti par la très historique figure de l’impitoyable grand inquisiteur d’Aragon (1320-1399), auteur du fameux Manuel des inquisiteurs (1578), héros de onze enquêtes théologico-fantastiques depuis 1994 (toutes [ré]éditées par La Volte), c’est en affrontant son double cosmique dans Le Fantôme d’Eymerich, sa douzième affaire, qu’il devrait renoncer au sacerdoce. Longtemps, la figure fictionnelle de l’inquisiteur a été marquée par un hiératisme macabre et un sadisme ingénieux impulsé par Le Puits et le Pendule, d’Edgar Allan Poe (1842), ou La Torture par l’espérance, de Villiers de l’Isle-Adam (1883). Soit une esthétique de l’effroi fréquemment reprise à l’opéra et au cinéma (du Don Carlos, de Verdi, 1867, à La Chambre des tortures, de Roger Corman, 1961).

« Le Fantôme d’Eymerich » (Il fantasma di Eymerich), de Valerio Evangelisti, traduit de l’italien par Jacques Barbéri, La Volte, 288 p., 20 €, numérique 10 €.

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