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« Ni droite ni gauche », « premiers de cordée », « start-up nation »… Dans « l’Esprit du macronisme », la philosophe déconstruit les expressions fétiches du président, révélatrices d’une conception managériale du pouvoir et de la société. 🔸Par Marie Lemonnier 🔸

En 2008, avec « l’Homme compassionnel », la philosophe du politique Myriam Revault d’Allonnes analysait la spécificité de la communication sarkozyste, qui recourait à l’empathie et au partage des émotions collectives plutôt qu’à l’argumentation. En 2017, au début de la présidence d’Emmanuel Macron, cette élève et amie de Paul Ricœur était encore intervenue dans le débat public pour dénoncer l’instrumentalisation de la pensée du grand maître par le jeune chef d’Etat, qui en fut un temps l’assistant. Dans « l’Esprit du macronisme », elle poursuit aujourd’hui son travail de réflexion sur la crise de la démocratie contemporaine par l’étude de la rhétorique macronienne. Avec un art de la subversion subtil et munie de références multiples (Kant, Foucault, Arendt…), la penseuse redonne toute leur épaisseur à des concepts dont le « macronisme » s’est emparé pour les détourner de leur sens. En les offrant à la réappropriation, elle autorise à imaginer, depuis ces temps d’incertitude, d’autres futurs possibles que celui que cherche à nous imposer une « rationalité néolibérale ». Entretien.

Le 21 janvier « l’Esprit du macronisme. Ou l’art de dévoyer les concepts », aux éditions du Seuil.

Documents
Essais
La Couleur des idées
16.00 € TTC
112 pages
 

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