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Mécanique de la chute de Seth Greenland paraît en poche aujourd’hui, cinquième roman d’un auteur fidèlement publié chez Liana Levi dans des traductions de Jean Esch. L’histoire commence alors qu’Obama achève son premier mandat et, dans des pages magistrales, Seth Greenland prend le pouls d’une Amérique contemporaine en fragile équilibre sur ses conflits interne, il bâtit sa fresque narrative à mesure que s’écroule l’empire financier bâti par Harold Jay Gladstone, en une comédie humaine et sociale qui tient tout autant de Balzac que du Tom Wolfe du Bûcher des vanités.

Harold Jay Gladstone a d’abord construit son propre nom, il avait 25 ans, abandonnant le Harold initial trop « terre à terre » pour Jay, un prénom qui selon lui concentre une « envolée de possibilités ». Par son prénom, Gladstone se donne une filiation légendaire (Gatsby le magnifique), c’est là le premier acte d’un bâtisseur qui a fait de l’entreprise fondée par son père et son oncle un empire immobilier tentaculaire avec New York pour centre, le siège social trône sur Park Avenue, une forme de réponse au programme ouvert par son patronyme (Gladstone, pierre heureuse)…

Seth Greenland, Mécanique de la chute (The Hazards of Good Fortune, 2018), trad. de l’anglais (USA) par Jean Esch, éd. Liana Levi, Piccolo, janvier 2021, 720 p., 12 € — Lire un extrait

Tous les précédents romans de l’auteur sont disponibles dans les traductions de Jean Esch chez Liana Levi (Mister Bones, 2005 ; Un patron modèle, 2008 ; Un Bouddhiste en colère, 2011 ; Et les regrets aussi, 2016).

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