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C’est une œuvre majeure qui vient d’être arrachée à l’oubli. Dans La Septième Porte, œuvre d’érudition autant que conte, le poète, romancier et cinéaste Ahmed Bouanani (1938-2011) retrace quatre-vingts ans d’histoire du cinéma marocain. 🔸Par Kenza Sefrioui (En attendant Nadeau) 🔸

C'était le seul livre qu’Ahmed Bouanani avait souhaité publier, mais il est mort persuadé que son manuscrit avait été détruit dans l’incendie de sa maison. L’auteur du flamboyant L’Hôpital (publié chez Al Kalam en 1990 puis chez Verdier en 2012) s’était attelé dès les années 1960 à l’écriture d’une histoire du cinéma de son pays, « parce que personne ne l’avait fait ».

À l’époque, Ahmed Bouanani travaillait au Centre cinématographique marocain qui imposait une discipline bureaucratique à toute sa génération de jeunes artistes, assignés à des tâches administratives. En délicatesse avec sa hiérarchie, raconte Ali Essafi qui lui a consacré un documentaire (Al Bab al-sabea, En quête de la Septième Porte, 2018), Ahmed Bouanani était régulièrement souvent envoyé aux archives. Là, il passait des heures à lire les revues et à visionner des films, en notant tout, absolument tous les noms apparaissant dans les génériques. La Septième Porte raconte non seulement l’émergence des Marocains dans le cinéma, mais aussi l’évolution du regard des Marocains sur eux-mêmes.

Ahmed Bouanani
La Septième Porte - Une histoire du cinéma au Maroc de 1907 à 1986
Kulte Editions
336 p., 200 dirhams / 25 €

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