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Avec « Le Cèdre », un poème méconnu de La Légende des siècles, Victor Hugo se dresse contre le tumulte médiatique qui suit l’assassinat, le 15 juin 1858, des consuls français et britannique dans la ville de Djeddah, alors sous domination ottomane. En faisant dialoguer le calife Omar et saint Jean l’Évangéliste, il inscrit résolument l’islam dans une perspective humaniste universelle. 🔸Par Louis Blin

Nous sommes en 1858. À 56 ans, Victor Hugo commence la rédaction de son épopée La Légende des siècles, peu après sa crise mystique et sa période spirite de 1853-1856. Il compose « L’an IX de l’Hégire », qui a pour thème la mort de Mohammed, puis « Le Cèdre », poème symboliste méconnu. Comme l’explique bien Théophile Gautier, La Légende des siècles est une « vue à travers les ténèbres sur l’homme. Le sujet est l’homme, ou plutôt l’humanité. […] Pour peindre le Prophète, il s’imprègne du Coran à ce point qu’on le prendrait pour un fils de l’islam », montrant une empathie qui engendra il y a quelques années la rumeur fantaisiste selon laquelle il se serait converti à cette religion à la fin de sa vie.

 

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