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Une œuvre hors normes d’un dessinateur taïwanais nous fait découvrir le monde des récits héroïques chinois. Le Shanghai d’aujourd’hui et le Japon de la fin de la Seconde Guerre mondiale sont aussi au programme de cette chronique. 

Attention, choc culturel garanti : Des assassins casse les codes auxquels nous sommes habitués, y compris pour une bande dessinée émanant du monde chinois. Cela tombe bien : le livre est publié dans le cadre d’une nouvelle collection « Des cases, des langues, des mondes » lancée par l’éditeur indépendant nantais Patayo Éditions dans le but de faire découvrir aux lecteurs français les nombreuses écoles de BD de la planète avec lesquelles il n’est pas familier.

Des assassins constitue l’adaptation en bande dessinée par le Taïwanais Chen Uen d’un classique de l’histoire chinoise écrit un siècle avant notre ère par Sima Qian. Un récit où se mélangent faits historiques et mythes, un peu à la manière de notre Chanson de Roland. Il s’agit de chroniques retraçant la vie de cinq « assassins » considérés comme des héros. Parce qu’ils sont allés au bout de ce qu’ils considéraient comme leur devoir, parce qu’ils ont poussé jusqu’au sacrifice ultime la loyauté à leur commanditaire, ces tueurs – qui parfois ont échoué dans leur entreprise – doivent être vénérés.

 

Extrait de la bande dessinée "Des assassins", scénario et dessin Chen Uen, Patayo Éditions. (Copyright : Patayo)

Des assassins, scénario et dessin Chen Uen, 168 pages, Patayo Éditions, 30 euros

 
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