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Constance-Marie de Théis est née à Nantes le 7 septembre 1767. Elle est fille d’Anne-Marie Quillau et d’Alexandre-Marie de Théis, juge-maître des Eaux et Forêts du comté de Nantes. Aussi homme de lettres, il élève, de la même manière, son fils, Alexandre de Théis, et sa fille. C’est sans doute grâce à la bienveillance et au réseau de son père que Constance de Théis publie pour la première fois en 1785, un poème intitulé Bouton de rose, dans l’Almanach des Grâces

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Avant tout poétesse, Constance de Salm publie, en 1824, un unique et bref roman, Vingt-quatre heures d’une femme sensible, suite aux remarques d’un critique littéraire qui lui reprochait de ne pas avoir de cœur. En 1833, elle fait éditer ses mémoires sous le titre : Mes soixante ans, ou mes Souvenirs politiques et littéraires, dans lesquels elle revient sur les dates marquantes de sa vie en les reliant aux événements politiques. Au total, Constance de Salm laisse 52 publications écrites entre 1785 et 1837, année de la fin de son activité littéraire et d’un poème testament : « Je mourrai comme j’ai vécu ». L’essentiel de ses œuvres poétiques a la forme d’épîtres où se mêlent descriptions, réflexions politiques, féministes et littéraires, éléments biographiques et éloges divers. Avant sa mort à Paris, le 13 avril 1845, elle a également publié une partie de sa correspondance (1841), ainsi que des œuvres complètes en quatre volumes (1842).

Un temps oubliée, l’écrivaine est aujourd’hui reconnue, grâce aux travaux des chercheuses féministes, comme Catriona Seth, Geneviève Fraisse, Christine Planté et Huguette Krief. Constance de Salm s’est engagée par la plume en faveur des femmes et de leurs droits à écrire et créer. Sa très riche correspondance (environ 7000 lettres) révèle son aura intellectuel dans l’Europe post-révolutionnaire, ce que confirment les notices des dictionnaires biographiques du XIXe siècle.

 

 

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