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L’historienne signe une somme portant sur plus de deux siècles d’évolution des pratiques diplomatiques européennes et de ceux qui les mettent en œuvre 🔸Par Marc Semo 🔸

Longtemps, la diplomatie et les diplomates sont restés un peu négligés dans l’étude des relations internationales. Certes, quelques grands moments ont été largement racontés, tel le congrès de Vienne, en 1815, au cours duquel Talleyrand réussit à réinsérer une France sortie exsangue de l’aventure napoléonienne dans le concert européen, stabilisant le continent pour un siècle. Le plus souvent, néanmoins, l’histoire diplomatique s’est concentrée sur les dirigeants politiques sans s’arrêter outre mesure à ce que la pratique du diplomate pouvait avoir de spécifique.

Depuis deux décennies, ce type de recherche a enfin pris son essor – d’abord dans le monde anglo-saxon. « L’âge de la diplomatie en tant qu’institution cède la place à l’âge de la diplomatie en tant que comportement », relève ainsi l’historien américain John Robert Kelley, cité par Laurence Badel dans Diplomaties européennes. La France a suivi, avec des études originales comme Ethnographie du Quai d’Orsay, de Christian Lequesne (CNRS Editions, 2017).

« Diplomaties européennes. XIXe-XXIe siècle », de Laurence Badel, préface de Pierre Sellal, Presses de Sciences Po, 540 p., 35 €, numérique 22 €.

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