Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Avec « La Trilogie du Baztan », l’écrivaine espagnole s’est imposée comme l’un des grands noms du genre. Grâce en particulier à son écriture éminemment visuelle, qui fait merveille dans « La Face nord du cœur », thriller dans La Nouvelle-Orléans frappée par Katrina 🔸 Par Macha Séry 🔸

Fin août 2005, l’ouragan Katrina frappe de plein fouet les régions côtières de la Louisiane, souffle et inonde La Nouvelle-Orléans. L’Espagnole Dolores Redondo est sidérée par le drame, incapable de s’en détacher. Peut-être parce que « La Nouvelle-Orléans est la plus européenne des villes américaines. On y trouve les mêmes restaurants qu’à Lyon, Barcelone et Madrid », explique aujourd’hui au « Monde des livres », par visioconférence, celle qui fut chef de cuisine à Saint-Sébastien avant de connaître le succès planétaire comme autrice de romans policiers. « J’ai suivi pas à pas ce qui s’est passé après le passage de l’ouragan : comment la ville s’est vidée, comment la police a pénétré dans la ville. J’ai également suivi tous les procès visant à établir la responsabilité de l’Etat, parce que les digues qui ont si facilement cédé dans les quartiers pauvres avaient été bâties avec des matériaux de mauvaise qualité et comportaient toutes des malfaçons. » De l’étude des victimes de Katrina Dolores Redondo a tiré un profil type représenté dans son nouveau roman, La Face nord du cœur, par le personnage de Nana : « Une femme assez âgée, pauvre, noire et célibataire. »

Signalons, de la même autrice, la parution en poche de « La Trilogie du Baztan » : « Le Gardien invisible », traduit par Marianne Millon ; « De chair et d’os », traduit par Anne Plantagenet ; « Une offrande à la tempête », traduit par Judith Vernant ; Folio, « Policier », 528 p., 608 p., 592 p., 9,20 € chacun.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article