Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Pour l’historien des sensibilités Alain Corbin, la perception de l’odorat et son influence sur les structures sociales ont considérablement évolué jusqu'à l'époque contemporaine, où la désodorisation atteint son apogée 🔸 Interview Pascale Tournier et Julie Quaillet 🔸

Historien, spécialiste du XIXe siècle en France, Alain Corbin écrit en 1982 le Miasme et la jonquille. Dans cet essai de référence traduit en une dizaine de langues, l’historien analysait les enjeux que soulève la « révolution olfactive ».

Ainsi nommait-il la modification de la perception des odeurs par la société, d’abord ses élites, puis tous ses pans, depuis la fin du XVIIIe siècle et la « bataille de la désodorisation » menée par les hygiénistes.

De l’ambiance pestilentielle communément admise à l’hyperesthésie collective, cette entreprise a abouti au silence olfactif de notre environnement. Une « victoire de l’hygiène » poussée à son comble par les masques et les gestes de protection de notre début de XXIe siècle. Rencontre.  

À lire
Le Miasme et la jonquille, d’Alain Corbin, Flammarion « Champs histoire », 9euros.
Dernier ouvrage paru : Terra incognita, une histoire de l’ignorance, Albin Michel, 21,90 euros.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article