Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Par Annabelle Hautecontre 🔸 Si l’abolition du sens en art fut mise à jour par Nietzsche et Rimbaud, les inventeurs en quelque sort, ce sera Giorgio de Chirico qui la réalisera le premier en peinture. Porté par Apollinaire et le galeriste Paul Guillaume, ce peintre majeur de l’art moderne est encore trop peu connu. D’où cette initiative qu’il faut saluer. À placer sous l’égide d’une culture européenne.
Né en Grèce, Chirico aura sa révélation à Munich (face aux peintures de Böcklin et de Klinger et écrits de Schopenhauer), étudiera à Milan et Florence, peindra et exposera à Paris. Touchera au sublime lors de son séjour à Ferrare (1915-1917). Désireux de faire la nique à son temps, De Chirico fréquentera les avant-gardes, participera aux Salons, s’ouvrira au monde à Berlin (avec Walden) ou à New York (avec Stieglitz)…

L’esthétique de Chirico est singulière, éminemment originale, un art intérieur et cérébral qui n’a point de rapport avec celui des peintres qui se sont révélés ces dernières années, souligne Apollinaire en 1913.
En effet, en introduisant la notion de répétition, le peintre a simplement décliné le cauchemar d’une place fantôme devenue un lieu, la peinture, dont on ne sort pas…

Paolo Baldacci (sous la direction de), Giorgio de Chirico – La peinture métaphysique, 160 illustrations couleur, 195 x 285, Hazan, septembre 2020, 240 p.-, 39,95 €

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article