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L’écrivaine délaisse le roman pour un récit dans lequel elle affronte son histoire et celle de Bordeaux, sa ville natale au passé négrier 🔸 Par Christine Rousseau 🔸

Face à Bordeaux, avec laquelle elle entretient des relations complexes, Anne-Marie Garat a souvent pris la tangente. Y compris dans ses romans, où elle préfère célébrer la beauté des paysages du Médoc ou des rivages atlantiques. Y séjourner, même brièvement, s’apparente chez elle à un mauvais rêve. « Rien ne dissipe le trouble de mon rapport à ce lieu, ma colère, mon aversion à son histoire, et à la mienne, qui lui est accidentellement liée par le fait que j’y nais un 9 octobre 1946 », écrit-elle dans Humeur noire. Pourtant, cette fois, ni esquive ni dérobade dans ce récit enlevé et énergique où elle affronte sa ville natale, son histoire et son propre passé.

 

« Humeur noire », d’Anne-Marie Garat, Actes Sud, 304 p., 21,80 €, numérique 16 €.

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