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Alors qu’à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de sa disparition fleurissent les publications sur Alexandre Dumas, au premier rang desquelles un Cahier de l’Herne et Le comte de Monte-Cristo en un seul volume, la lecture des Compagnons de Jéhu, roman peu connu de 1857, nous invite à penser autrement les liens entre littérature et histoire 🔸 Par Hugo Pradelle 🔸

Alexandre Dumas est mort le 5 décembre 1870. Les anniversaires, jubilés et autres commémorations ridicules ne nous enthousiasment guère et nous ne cédons pas aisément aux sirènes de la célébration. Ce n’est évidemment pas pour cela que nous parlons de Dumas, même si c’est à l’occasion de la parution, en format de poche, d’un roman peu connu : Les compagnons de Jéhu.

Tout d’abord, il y a chez Dumas des œuvres qui s’inscrivent dans la mémoire collective et qui, dans le moment particulier où on les lit, provoquent une réelle émotion et interrogent la place, le rôle de l’écrivain. Le comte de Monte-Cristo, Les trois mousquetaires, La reine Margot, Le vicomte de Bragelonne, Joseph Balsamo font partie de ces livres que, dans notre jeunesse, nous lisons le soir, sous un drap, avec une lampe de poche, jusqu’à des heures indues. Ils habitent la mémoire du lecteur, fresques archétypiques, matrices d’une manière de lire les récits d’aventures – de ce point de vue, Dumas est difficilement dépassable en termes de qualité ! –, mais aussi, et surtout, de concevoir l’histoire dans le roman, de convenir de la manière dont elle s’incorpore au divertissement.


Alexandre Dumas, Les compagnons de Jéhu. Édition d’Anne-Marie Callet-Bianco. Gallimard, coll. « Folio classique », 864 p., 11,50 €
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