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Spécialiste de l’analyse des discours révolutionnaires, elle se tourne ensuite vers la sociologie, qu’elle enseigne à l’université du Québec. Flâneuse impénitente, interrogatrice des lieux, elle est morte le 3 février, à l’âge de 81 ans. Par Philippe-Jean Catinchi 🔸

Historienne devenue sociologue, française devenue canadienne, dépositaire de deux legs terribles, l’extermination des juifs et l’engagement communiste de l’ère stalinienne, dont elle sut ne pas être l’otage, l’écrivaine Régine Robin est morte à Montréal, le 3 février, à l’âge de 81 ans.

Si Rivka Ajzersztejn naît française à Paris le 10 décembre 1939, ses parents sont encore étrangers. Comme sa mère, son père, coiffeur juif polonais membre du Parti communiste ayant choisi l’agitprop en Allemagne avant de migrer en France en 1932, n’est naturalisé qu’en 1948 – il francisera alors son patronyme en Aizertin. Prisonnier de guerre dès l’été 1940, il échappe à la Shoah – une cinquantaine de ses parents demeurés en Pologne sont exterminés dans les camps –, lui étant détenu près de Hanovre dans le stalag XI-B de Fallingbostel, où il côtoie le philosophe Emmanuel Levinas, et ne retrouve les siens qu’en 1945.

Régine Robin, à Montréal, le 25 août 2018. Marie-France Coallier/Le Devoir

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