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Selon P. Aghion, C. Antonin et S. Bunel, seule l’innovation technologique permettra de répondre aux défis sociaux et environnementaux auxquels est confrontée l’humanité. Le capitalisme et le « pouvoir de la destruction créatrice » se heurtent toutefois à la complexité des décisions microéconomiques 🔸 Par Dominique Guellec

 

À l’heure où la crise climatique s’aggrave, où les inégalités montent, où la démocratie est fragilisée, le capitalisme est pointé du doigt par beaucoup comme le responsable principal, voire unique, de tous ces maux. La solution serait alors une collectivisation des activités économiques, une redistribution radicale des revenus et une « décroissance » à visée écologique, revenant vers des technologies « traditionnelles » plus respectueuses de l’Homme et de l’environnement : sortir du capitalisme et de la croissance pour retrouver un équilibre perdu.Se situant à l’opposé de cette vision, Philippe Aghion, Céline Antonin et Sylvain Bunel voient le progrès technologique et donc l’innovation comme la solution à tous nos maux, plutôt que le retour à la tradition, et affirment que seul le capitalisme peut nous apporter cette innovation nécessaire. Un capitalisme certes orienté et régulé par l’État, car « le capitalisme est un cheval fougueux » (p. 395) dont l’énergie immense est aussi génératrice de problèmes si elle est mal canalisée.

 

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