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Oh ! La belle histoire ! Celle d’une femme née de parents immigrés algériens, battue comme plâtre par sa mère, et que, pour faire bref, l’amour des livres a sauvée, l’emmenant à l’agrégation de lettres. Ainsi aurait-on pu résumer Impasse Verlaine (Grasset, 2019), le premier roman, très remarqué (et autobiographique), de Dalie Farah. Et ainsi aurait-on, sans le moindre doute, mis son autrice en rogne, tant l’édification lénifiante des lecteurs n’est pas son genre. Tant ce qu’elle cherchait à débusquer au fil de ce récit d’enfance était, avant tout, une affaire de brutalité et de sauvagerie, d’ambivalence aussi, restituée par une langue formidablement vive et drôle.

Le Doigt s’inscrit dans son prolongement. L’agrégée enseigne depuis une vingtaine d’années le matin où se produit la scène dont tout le roman va découler. 

« Le Doigt », de Dalie Farah, Grasset, 224 p., 19 €, numérique 14 €

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