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Dans Race et sciences sociales, le sociologue Stéphane Beaud et l’historien Gérard Noiriel reprochent à une partie du mouvement antiraciste d’avoir « racialisé » la question sociale et fustigent l’approche intersectionnelle choisie par de nombreux chercheurs. Pour En attendant Nadeau, l’historienne Michelle Zancarini-Fournel, qui a notamment écrit une Histoire populaire de la France et une Histoire des féminismes de 1789 à nos jours, analyse les multiples erreurs et oublis d’un livre qui a délibérément choisi le terrain de la polémique. Par Michelle Zancarini-Fournel 🔸

Avant d’analyser le contenu du livre de Stéphane Beaud et Gérard Noiriel, respectivement sociologue et historien reconnus, il paraît indispensable d’évoquer, dans une démarche généalogique, des textes qu’ils ont produits de longue date pour alimenter le débat public sur l’usage dans la recherche des catégories de classe, de race, de genre et d’intersectionnalité. Il est nécessaire par ailleurs d’analyser le contexte de publication de ce dernier ouvrage et sa réception potentielle au moment où, entre 2020 et 2021, le président de la République, le ministre de l’Éducation nationale et le ministre de l’Intérieur, des universitaires et, après la parution de ce livre, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont dénoncé et fustigé certains chercheurs et chercheuses sous le vocable « d’islamo-gauchistes », appelant à une police de la recherche dans le monde universitaire.

Stéphane Beaud et Gérard Noiriel, Race et sciences sociales. Essai sur les usages publics d’une catégorie. Agone, coll. « Épreuves sociales », 432 p., 22 €
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