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Les Altruistes, premier roman d’Andrew Ridker, qui sort en poche chez 10/18, est une saga familiale irrésistible, la comédie cruelle des Alter et, à travers eux, la chronique de nos vies écartelées entre la fidélité à une histoire familiale et des envies d’ailleurs.

Le roman lui-même se trouve pris entre plusieurs grands genres et il puise sa singularité dans les tensions entre ces types de récit : c’est la veine sociale et familiale d’un Eugenides ou d’un Franzen, dans cette manière de faire d’une famille le métonyme d’une époque et de ses contradictions. Ici, Arthur Alter, sa femme Francine et leurs enfants Ethan et Maggie  ; c’est la veine satirique, le roman juif à la Bellow ou Roth, le campus novel à travers Arthur, le roman d’éducation pour chacun des enfants Alter que l’on voit grandir et tenter de trouver une singularité malgré le poids terrible du récit familial. D’ailleurs le roman commence par un incendie un jeudi de novembre, « le feu s’acharnait contre la famille Alter », ravageant tout ce qui avait pu être construit, cette apparence de famille idéale.

Andrew Ridker, Les Altruistes (The Altruits, 2019), traduit de l’anglais (USA) par Olivier Deparis, février 2021, 10/18, 432 p., 8 € 80 — Lire un extrait en pdf

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