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Dans « Tout peut s’oublier », l’écrivain raconte le drame d’un Français, marié à une Japonaise repartie dans son pays avec leur fils de quatre ans 🔸 Par Anne Crignon 🔸

Les livres d’Olivier Adam sont de grands cimetières où flottent les âmes blessées des vivants. On dirait que l’auteur archive de sombres faits divers, en attrape un pour le passer à la centrifugeuse de son esprit inquiet et recracher un roman plus noir que noir. Sa petite fabrique tourne bien, tous les ans ou presque un texte part à l’imprimerie, le sujet est hyperactif et c’est dommage car le talent est là – il n’est qu’à lire « Des vents contraires » ou « le Cœur régulier ». D’ailleurs, Olivier Adam sait toujours y faire pour ferrer son lecteur mais les livres de ce petit frère trop pressé d’Annie Ernaux gagneraient à reposer quelque temps, être relus et amendés une fois l’effervescence retombée. Quoi qu’il en soit, et c’est indéniable, le voici qui met de nouveau toute son ardeur de romancier-urgentiste au service d’une cause importante.

Tout peut s’oublier, par Olivier Adam, Flammarion, 272 p., 20 euros.

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