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Depuis trente-cinq ans, l’écrivain signe des ouvrages fous et drôles. Mais le comique y dissimule toujours le tragique. Et, derrière, l’auteur s’y révèle chaque fois un peu plus. « Médecine générale » en témoigne 🔸 Par Raphaëlle Rérolle 🔸 Il aime bien les rez-de-chaussée, Olivier Cadiot, surtout quand on peut voir des arbres par la fenêtre. Le sien, par exemple, juste en face du parc des Buttes-Chaumont, à Paris : un grand appartement tout en longueur, avec un immense couloir et un salon plein de soleil. C’est bien, dit-il, « cette impression d’avoir les pieds directement sur la terre ». On dirait que le contact avec le sol le rassure. Que ça lui permet de fixer les idées, les phrases, les souvenirs qui volettent autour de lui comme des papillons. A 64 ans, Cadiot n’a pas la sagesse de ses cheveux blancs. Il vit en plein feu d’artifice, avec cent idées à la minute et une pensée arborescente. Son quatorzième livre, Médecine générale, est d’ailleurs une sorte de volcan sans cesse en éruption, donc un casse-tête pour le critique. Comment parler d’un texte pareil ? Pour le lecteur, en tout cas, un conseil : ne pas résister, accepter de perdre pied. A trois, vous lâchez les bords et vous vous laissez emporter – vous verrez, c’est un délice.

« Médecine générale », d’Olivier Cadiot, P.O.L, 396 p., 21 €, numérique 15 €.

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