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Un recueil de nouvelles peut donner le sentiment d’être un roman éclaté en une constellation. On lit d’un seul tenant, ou bien par instants, et on retrouve des trajectoires, des silhouettes, des motifs. C’est ce que l’on éprouvera en lisant Les Orages, de Sylvain Prudhomme. Treize récits qui disent ce moment où la tension rassemblée dans les nuages éclate avant l’éclaircie ou la lumière neuve du jour 🔸 Par Norbert Czarny (En attendant Nadeau) 🔸

 

Nos habitudes de lecture ont bien changé. Le genre de la nouvelle, familier grâce à Maupassant pour qui a fréquenté le collège, n’est pas des plus appréciés. Les meilleurs romanciers l’ont pratiqué. Sylvain Prudhomme rassemble ces récits, dont certains ont paru en revue, autre support qui ne connaît plus une grande faveur. Encore que. Internet aide un peu, et quelques éditeurs persévérants.

Les Orages mettent en scène des personnages rarement nommés, sinon un certain Balzac, qui n’est pas celui que nous connaissons, mais un écrivain amateur ayant sa table à Meulan-Paradis, un bistrot entre Mantes-la-Jolie et Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Pour le reste, une certaine « A » revient souvent, qui n’est jamais la même, mais importe.

 

Sylvain Prudhomme
Les orages
ed. Gallimard, coll. « Larbalète »
192 p., 18 

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