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De nombreuses contributions, et de nombreux textes de l’écrivain mort en 1989 rappelle à quel point celui-ci se trouve toujours là où on ne l’attend pas 🔸Par Nicolas Weill

L’écrivain, poète, dramaturge autrichien Thomas Bernhard (1931-1989) est loin d’être inconnu en France, où nombre de ses livres ont été traduits et ses pièces jouées. Mais sa popularité, qui culmina dans les années 1990, a quelque peu pâli. Un « Cahier de l’Herne » (dirigé par Dieter Hornig et Ute Weinmann, 312 p., 33 €, numérique 23 €) vient à point pour relancer plus largement l’intérêt autour de cette œuvre que le provocant Bernhard, qui s’est rangé résolument du côté des modernes dès les années 1950, n’aurait peut-être pas vraiment apprécié de voir qualifiée de « classique ».

Car, rappellent la plupart des contributeurs, Thomas Bernhard a été tout au long de son existence un « souilleur du nid » (Nestbeschmutzer). Son écriture a été portée par l’irritation permanente qu’a suscitée chez lui l’amnésie de ses compatriotes face à leur passé nazi, habillée de national-catholicisme. Cette révolte l’inscrit d’ailleurs dans une tradition littéraire typiquement autrichienne, qui va du critique et contempteur de la presse Karl Kraus (1874-1936) aux Prix Nobel Elfriede Jelinek et Peter Handke, ainsi que le montrent les nombreux témoignages rassemblés ici sur le « Beckett alpin ».

« Bernhard », « Cahier de l’Herne », sous la direction de Dieter Hornig et Ute Weinmann, 312 p., 33 €, numérique 23 €.

 

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