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À l’occasion du 120ème anniversaire de la naissance de Leiris, cette courte correspondance inédite révèle sa relation peu connue avec Jouhandeau.  Par Anne Coudreuse 🔸

Cette correspondance de 94 lettres s’étale de 1923 à 1977. Les deux hommes se rencontrent en effet en 1923 dans l’atelier d’André Masson, rue de Blomet à Paris, où Max Jacob, qui donne des conseils poétiques au jeune Leiris (22 ans), emmène son ami Jouhandeau (35 ans).

Une relation transgressive sous le signe de Rimbaud

En mars 1924, épris d’alcool et de lyrisme, ils vivront une union « mystique » qui se traduira concrètement par une relation homosexuelle. Le modèle rimbaldien et l’aura de transgression exercée par l’homosexualité dans le milieu littéraire de l’époque marquent leur correspondance. « Tu ne vas jamais jusqu’au bout de tes désirs ! », reproche Jouhandeau à Leiris, selon qui ce qu’ils ont vécu ensemble « s’est passé dans l’Absolu ». Jouhandeau lui écrit le mardi 25 mars 1924, jour de l’Annonciation : « Le désir de pureté qui vous étreint m’attire et me gagne à vous. Comme j’avais besoin de vous. Comme vous aviez peut-être besoin de moi. Nous allons, si vous le voulez, tous deux lever l’ancre vers d’impassibles rivages où nous éblouirons nos yeux de “blancheur”. »

 

Correspondance 1923-1977

Michel Leiris , Marcel Jouhandeau

2021

Gallimard

288 pages

23 euroq

 

 
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