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William Boyd passe plusieurs mois par an en Dordogne et Kate Mosse, qui publie un best-seller historique, à Carcassonne. Mais quel effet aura le Brexit sur ces écrivains britanniques en exil ? Enquête 🔸 Par Didier Jacob 🔸

Comment une jeune universitaire britannique, maître de conférences à l’Université de Manchester, s’est-elle un jour retrouvée à héberger des cyclistes en Ariège ? Tout commence en 2004. Julia Stagg, que les lecteurs français connaissent sous le nom de plume de Julia Chapman, désespère de trouver le temps d’écrire un roman. Avec son mari, elle décide d’envoyer balader son job, Manchester et la belle Angleterre.

« Nous avons choisi la France, se souvient-elle, parce que nous sommes passionnés de vélo. On s’était mis en tête d’ouvrir une chambre d’hôtes pour cyclistes. On ne connaissait pas l’Ariège, et on y a atterri par hasard. Ça a été le coup de foudre immédiat. On a acheté une auberge dans le petit village de Castet-d’Aleu, près de Massat. On s’y est installés aussitôt, en novembre. Pile-poil pour l’hiver 2004, resté dans les mémoires comme étant particulièrement frisquet. »

Pendant six ans, ils travaillent d’arrache-pied pour faire tourner cette ancienne fromagerie en pierres du pays, avec ses six chambres et ses quatre gîtes indépendants. Un « petit paradis », dit Julia Chapman, avec la rivière Arac qui coule au fond du jardin, et sa charmante retenue d’eau qui fait la joie des pêcheurs des environs.

William Boyd devant l’Eglise Notre-Dame de Bergerac, en Dordogne, où il a acheté une maison en 1990. (LEA CASSIN)

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