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Il n’y a pas à choisir entre la commémoration de Napoléon et celle de l’esclavage, qu’il a rétabli en trahissant l’idéal de 1789, mais de connaître ce passé pour comprendre ce que nous sommes aujourd’hui, estime le président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage Q u’y a-t-il de commun entre les trois grands rendez-vous mémoriels de l’année 2021 – les suites du rapport de Benjamin Stora sur la guerre d’Algérie, le bicentenaire de Napoléon et les vingt ans de la loi Taubira reconnaissant l’esclavage en tant que crime contre l’humanité ? Le fait que chacun contient quelque chose de l’histoire longue de la colonisation française. Une histoire qui n’a pas commencé en 1830 en Algérie, comme beaucoup le croient encore. Car avant l’Algérie il y eut Saint-Domingue. La « perle des Antilles », colonie française la plus lucrative de l’histoire, en tête de la production mondiale de sucre en 1789 grâce à 450 000 esclaves. [de la mort] Une société violente et inégalitaire, où les statuts juridiques reposaient sur la couleur de la peau et qui explosera après 1789, quand les populations dominées réclamèrent pour elles l’application des principes universels de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui venaient d’être adoptés à Paris. Cependant, divisées entre un puissant lobby colonial et un mouvement abolitionniste actif mais à l’inuence limitée, les assemblées révolutionnaires se déchirèrent pendant des années autour de questions essentielles : l’universalisme des Lumières est-il valable dans les colonies ? Faut-il renoncer à la colonisation au nom des principes de la Révolution ? Les hommes noirs et métis ont-ils les mêmes droits que les hommes blancs ? 

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