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Lors de ses études, il s’était lancé dans une thèse sur les livres de cuisine médiévaux. Ce spécialiste de l’histoire de l’alimen­tation et professeur à l’université de Tours s’intéresse aujourd’hui au changement du goût à travers les époques. Par Camille Labro 🔸

« La légende familiale veut que vers l’âge de 7 ans, je sois rentré de l’école en annonçant que je deviendrai professeur d’histoire. Issu d’une famille modeste, j’ai été encouragé à faire le meilleur parcours universitaire possible, jusqu’à l’agrégation. En licence, je savais que je voulais me consacrer au Moyen Age, pour travailler avec Robert Fossier, professeur et médiéviste de renom à la Sorbonne.

L’année suivante, j’ai décidé de me centrer sur l’alimentation médiévale : j’étais tombé sur l’un des premiers livres de cuisine datant du XIVe siècle et je trouvais cela passionnant, d’autant que personne ne travaillait alors sur le sujet. Après un mémoire de maîtrise sur les épices, je me suis lancé dans une thèse sur les livres de cuisine médiévaux – que j’ai terminée dix ans plus tard. Au début de mes recherches, on avait recensé une quinzaine de manuscrits « culinaires » en Europe. Quand j’ai terminé, il y avait presque 150 volumes identifiés.

Manger au Moyen Age, pratiques et discours alimentaires en Europe aux XIVe et XVsiècles, de Bruno Laurioux, Hachette, 2013.

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