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Après le « militantisme silencieux », la jeune Britannique d’origine jamaïcaine a opté pour l’écriture. Et « Queenie », deux fois couronné aux British Book Awards, est devenu un best-seller. Par Gladys Marivat 🔸

Quand on demande à Candice Carty-Williams si Queenie, l’héroïne de son roman, est une « Bridget Jones noire », la réponse fuse : « C’est moi qui ai eu l’idée de cette comparaison. J’ai travaillé dans l’édition, et je savais que c’était une bonne stratégie pour que mon roman ne passe pas inaperçu. Je souhaitais qu’il rencontre un succès aussi important que le livre d’Helen Fielding. » Covid-19 oblige, il nous faut nous contenter de la voix de l’écrivaine pour imaginer son expression. Elle est douce mais sûre, car son intuition fut la bonne.

L’année suivant sa sortie outre-Manche, en 2019, Queenie a remporté le Prix du meilleur premier roman et le Prix du livre de l’année 2020 aux British Book Awards. A ce jour, 300 000 exemplaires ont été vendus au Royaume-Uni, et un million aux Etats-Unis. L’autrice écrit le scénario de l’adaptation du livre pour la télévision. On y retrouvera les déboires d’une jeune journaliste londonienne d’origine caribéenne que la rupture avec son petit ami de la classe moyenne blanche précipite dans de multiples frasques amoureuses et professionnelles, jusqu’au retour au bercail et à la dépression. « Mais je dois clarifier une chose : je ne suis pas Queenie. Elle est une version courageuse de moi, qui assume et exprime ses sentiments », assure-t-elle. Une héroïne née, justement, d’un fort sentiment de solitude et d’agacement de n’en avoir jamais rencontré une qui lui ressemble dans la littérature britannique.

Candice Carty-Williams, en janvier 2020. 

« Queenie », de Candice Carty-Williams, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Christine Barbaste, Calmann-Lévy, 368 p., 20,90 €, numérique 15 €.

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