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Par Marie-Hélène Fraïssé 🔸 Infatigable détecteur de chefs-d’œuvre injustement classés « série B », le cinéaste Bertrand Tavernier a créé la collection « L’Ouest, le vrai » (Actes Sud) pour exhumer tout un pan de littérature américaine associé à l’âge d’or du western en Technicolor, et trop souvent minoré. Une quête dont ce beau roman posthume d’Ernest Haycox – le quatrième de l’auteur dans la série – démontre bien la pertinence. Dans Les Pionniers, Haycox développe des thèmes et des situations que le cinéma a souvent traités de manière plus immédiatement spectaculaire : les chariots bâchés, l’éreintante progression à travers les immensités de l’Ouest, les solidarités et les idylles qui se nouent chemin faisant, la menace indienne, les petits chefs autoproclamés, l’extrême dureté d’un quotidien où tout reste à construire, si bien que le pays quitté nit par vous ronger de nostalgie… Mort à 51 ans, en 1950, dans sa ville natale de Portland (Oregon), Ernest Haycox a laissé derrière lui une œuvre-euve d’écrivain « populaire » : une centaine de nouvelles et de feuilletons pour la presse (à gros tirage), et une trentaine de romans souvent consacrés au thème de la Frontière. Divers grands réalisateurs d’Hollywood ont adapté ses histoires, ou s’en sont inspirés, dont John Ford pour (1939). Haycox fut ainsi un auteur très lu et très regardé en son temps… quoique peu considéré dans les cercles littéraires, exception faite d’Hemingway et de Gertrude Stein qui se dirent à diverses occasions ses fans inconditionnels

Les Pionniers (The Earthbreakers), d’Ernest Haycox, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Fabienne Duvigneau, postface de Bertrand Tavernier, Actes Sud, « L’Ouest, le vrai », 530 p., 24 €, numérique 18 €. Signalons, du même auteur, la parution en poche des traduit par Jean Esch, Babel, 384 p., 8,90 €. Fugitifs de l’Alder Gulch,

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