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Après la première lettre de la Duchesse d'Orléans, lançant une sorte de défi épistolaire à sa tante Sophie de Bohème, l'Electrice du Hanovre, celle-ci riposte de la même encre. Voici le résultat de cette sorte de gageure.
Un des intérêts de ces lettres est bien sur de montrer quel était le ton du langage, vers la fin du XVIIème siècle, à la Cour de France, et dans toutes les cours d'Europe.

Citons Paul Reboux (La Princesse Palatine, 1934) : "Nous croyons nous conformer aujourd'hui à une bienséance traditionnelle en bannissant de notre langage les mots crus et les images osées. Les gens d'autrefois ignoraient notre puritanisme. La franchise du langage et la crudité des mots étaient pour eux un signe d'honnêteté. Durant le XVIIIème siècle, ce sont les corrompus qui fardèrent l'expression de leur pensée.
N'importe. Il est pénible, répugnant, presque insoutenable pour un lecteur d'aujourd'hui de prendre connaissance d'un document tel que celui-là. Les plus grossières des chansons de salle de garde, les plus lourdes des plaisanteries de caserne, ne sont que guirlandes de roses auprès de ces deux lettres dont l'authenticité ne fait aucun doute et qu'échangèrent, je le répète, deux hautes et puissantes dames de la société du XVIIème siècle, l'une belle soeur de Louis XIV, l'autre souveraine d'un pays dont les princes et les princesses étaient parmi les plus considérés des cours d'Europe."

 

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