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L'ancien garde des Sceaux publie un recueil de trois pièces de théâtre, où la question de la justice est omniprésente. Confessions.  
Par Thomas Mahler et Par Thomas Malher et Anne Rosencher

C'est en voyant Robert Badinter masqué que l'on mesure à quel point l'homme est tout yeux et sourcils. Quand il nous reçoit dans son bureau-bibliothèque baigné de soleil, sa bouche est dissimulée par une protection FFP2, mais le visage continue de parler. De s'enflammer, même, quand il évoque les trois pièces de théâtre qu'il publie ces jours-ci chez Fayard. Le recueil s'intitule Théâtre I, un titre "très optimiste" - le commentaire est de lui -, puisqu'il en appelle d'autres. L'une des trois pièces (déjà jouée à La Colline) traite du procès d'Oscar Wilde, ou comment un génie décide de se suicider en s'en remettant à la justice hypocrite et prude de la société victorienne du XIXe siècle. Une autre imagine la conversation entre le chef de la police vichyste, René Bousquet, et le président du Conseil, Pierre Laval, dans la cellule de ce dernier, la veille de son exécution. Pour comprendre l'incroyable acquittement dont a bénéficié après-guerre le préfet Bousquet, Robert Badinter s'est plongé dans les minutes de son procès, a tenté de retrouver les dossiers et documents officiels, jusqu'à arriver à une impasse. 

Théâtre t.1 ; cellule 107 ; les briques rouges de Varsovie ; C.3.3.

Robert Badinter

Editeur : Fayard

Date de parution : 10/03/2021Nombre de pages : 306 pages23,00 €

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