Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Lancé au lendemain de l’instauration de la Première République portugaise par de jeunes étudiants noirs, ce journal voulait faire entendre la voix du panafricanisme et de la lutte contre le racisme. Sa réimpression, en hommage, entend rappeler que le combat est toujours d’actualité. Par Vincent Barros 🔸

C’est l’histoire de la renaissance en kiosques d’un titre de presse par beaucoup oublié. O Negro – “Le Noir”, en français – avait été lancé par des étudiants africains au Portugal en 1911. Tout juste réimprimé, voilà de nouveau cette publication panafricaine vendue un peu partout dans le pays, comme à Cova da Moura.

C’est dans ce quartier du nord-est de Lisbonne, où vit une importante communauté cap-verdienne, que le journal I a accompagné la résurrection d’O Negro. Notamment en compagnie de Vítor Sanches, 41 ans, figure locale, qui le vend au détour des rues et constate :

"Tant de temps s’est écoulé depuis 1911, mais rien n’a changé.”

“Nouvelle vigueur de l’activisme noir”

C’est en partant de ce constat que trois universitaires bien connus du mouvement antiraciste, Cristina Roldão, José Pereira et Pedro Varela, ont décidé d’exhumer ce journal “des tréfonds des archives de la Bibliothèque.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article