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Il y a longtemps que la Chine intrigue ou fascine, mais aujourd’hui les interrogations se sont muées en inquiétudes. La crise due au Covid-19 et sa gestion opaque par les autorités chinoises ont renforcé la déance à l’égard du régime. La montée en puissance de la Chine est devenue un phénomène tentaculaire qui fait ressentir ses eets dans une multitude de secteurs et sur chaque continent – des projets de « nouvelles routes de la soie » à la pêche massive dans le Pacique, en passant par les ambitions spatiales et les tensions militaires. Il fallait être bien naïf pour croire que la Chine allait se contenter de rester bien sagement l’usine du monde, le maillon indispensable d’une mondialisation heureuse. En délocalisant ses industries, l’Occident pensait gagner sur tous les tableaux en faisant baisser les coûts de production avec une maind’œuvre habile, disciplinée et bon marché. Mais la Chine a rattrapé son retard technologique en s’appuyant sur le savoir-faire acquis grâce aux industriels étrangers, pour aujourd’hui se passer progressivement d’eux. En Occident, les sinologues, dans les pas des kremlinologues, ont longtemps pensé que le développement économique, même fondé sur un capitalisme d’Etat à l’affichage communiste, en enrichissant la population, aboutirait tôt ou tard à la victoire de la démocratie. Cela ne s’est pas produit. Au contraire, le Parti communiste chinois (PCC), même s’il ne contrôle pas toute la vie sociale, est devenu omniprésent. 

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