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On ne peut pas dire que les témoignages sur l’inceste soient légion au Maghreb ; pas davantage en Tunisie où les avancées pour les droits des femmes ne peuvent être niées. Aussi, le témoignage-fiction de Monia Ben Jémia, Les siestes du grand-père. Récit d’inceste, est un événement, une rupture d’un silence honteux pour les victimes et complice pour celles et ceux qui ont assisté sans dire.

Le titre, Les siestes du grand-père, pourrait promettre un récit d’enfance dans la douceur de la chaleur de l’été mais est immédiatement brisé par le sous-titre, « récit d’inceste » désignant le temps et le lieu du crime contre une petite fille qui nous regarde, figée, sur la couverture. Le contrat est engagé avec le lecteur qui sait qu’il va lire un témoignage sur l’indicible, chambre noire pourtant de tant de familles. S’ouvre alors un récit d’un peu plus de cent pages sobre et précis, sans pathos pour emprisonner le lecteur, un récit coup de poing : si vous voulez esquiver, mieux vaut refermer tout de suite le livre !

Monia Ben Jémia, Les Siestes du grand-père, Récit d’inceste, Tunis, Cérès éditions, 2021, 102 p., 15 DT
Maïssa Bey, Cette fille-là, éditions de l’Aube, octobre 2016 (2001), 181 p., 9 € 80
Samir Kacimi, Un jour idéal pour mourir, Actes Sud, octobre 2020, 128 p., 15 € — Lire un extrait
Loumitea, Un chemin de femme médecine. Du don à l’apprentissage, éditions Véga, janvier 2021, 256 p., 19 €

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