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Mots de passe. L’académicienne fait retour sur elle-même dans « Un été à Miradour », trésor de souvenirs familiaux. C’est l’occasion de parcourir plus de quarante ans de romans, récits et essais, autour de quelques thèmes centraux de son œuvre 🔸 Par Fabrice Gabriel 🔸

Florence Delay est immortelle. Non pas seulement parce qu’elle porte, comme avant elle son père, Jean Delay, l’habit brodé de vert de l’Académie française, dont elle occupe depuis 2000 le fauteuil 10, où s’assit autrefois Alfred de Musset. Plutôt parce qu’il y a chez elle, dans ses livres, sa conversation, sa présence même, une sorte de défi souriant – et vainqueur – aux puissances mortifères, celles en particulier de notre présent. Lire aujourd’hui Un été à Miradour, c’est retrouver la possibilité du bonheur offert par une œuvre qui n’ignore rien des gravités de la vie, mais s’emploie à ne jamais peser. L’Insuccès de la fête, Riche et légère, Course d’amour pendant le deuilLa Séduction brève, La Vie comme au théâtre (Gallimard, 1980, 1983, 1986, 1997, 2015) : autant de titres qui suggèrent, depuis l’initiale de Minuit sur les jeux (Gallimard, 1973), ce mouvement dansant d’une prose attentive aux gouffres comme à l’amour. Celle qui fut la Jeanne d’Arc de Robert Bresson (1962) a inventé un style, très français sans doute, mais d’une originalité sans frontières, qui fait à nouveau d’Un été à Miradour une sorte de rareté romanesque, fausse chronique familiale et vrai conte poétique du temps retrouvé.

« Un été à Miradour », de Florence Delay, Gallimard, 112 p., 12 €, numérique 8,50 €.
Lire un extrait sur le site des éditions Gallimard.

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