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Histoire d’un livre. L’écrivaine s’est lancée dans l’écriture des « Héroïques » pour rendre hommage aux Polonaises, et d’abord celles qui ont vécu le joug communiste. Par Raphaëlle Leyris 🔸

Nom de code : « le monstre ». C’est ainsi qu’Olivier Nora, le PDG des éditions Grasset, surnommait l’énorme manuscrit de Paulina Dalmayer, raconte celle-ci en riant. On peine à le croire après avoir lu Les Héroïques, et avoir admiré le sens de l’ellipse avec lequel y sont retracées les soixante-huit années de vie de son héroïne, Wanda. En commençant à évoquer la trajectoire de son texte, dont Les Héroïques constitue en réalité la première partie – la seconde aura pour protagonistes la fille et la petite-fille de Wanda –, Paulina Dalmayer confie presque gravement : « J’ai un grand problème, je suis très bavarde, et c’est exactement pareil dans l’écriture. » De cette volubilité, la conversation téléphonique nous donne un petit aperçu, dont on ira d’autant moins se plaindre que ses propos sont teintés d’un accent qui rend les « s » irrésistibles. Polonais, l’accent, puisque Paulina Dalmayer, qui écrit en français et vit en France depuis 1997 (elle habite à Versailles), est née à Varsovie, en 1974.

« Les Héroïques », de Paulina Dalmayer, Grasset, 240 p., 19 €, numérique 14 €.

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