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Les Pouvoirs de l’enchantement : usages politiques de la fantasy et de la science-fiction, un essai d’Anne Besson sur la manière dont les fictions de l’imaginaire repolitisent le présent.

Des slogans qui détournent la devise de Game of Thrones, le geste de la rébellion repris de
Hunger Games, des manifestantes en robes rouge sang et coiffes blanches sur le modèle de La
Servante écarlate... Ces dernières années, des œuvres de l’imaginaire sont devenus des accessoires de nombreuses contestations. En parallèle, on a pu assister à la remise en cause des textes eux-
mêmes. Comme si leurs auteurs en étaient dessaisis. La fin de Game of Thrones a suscité unepétition en ligne. Les fans ont âpre-ment discuté des suites données par J.K. Rowling à Harry Potter
après la fin de la saga.
Appropriation politique et narrative, ces deux phénomènes sont liés selon Anne Besson. "Il s’agit
de remettre en cause, de manière souvent brutale, une autorité, un état des choses données comme
inéluctable, que ce soit le cours du monde ou la fin d’une histoire", écrit la professeure de littérature
générale et comparée à l’Université d’Artois dans son essai les Pouvoirs de l’enchantement. Dans
Constellations (CNRS, 2015), elle avait déjà exploré notre exaltante "ère de la fiction", rendue
possible avec Internet et les réseaux sociaux, et l’appropriation des lecteurs-spectateurs de leurs
œuvres préférées, prolongées, détournées, critiquées. Mais avec un glissement possible vers une
"effrayante ère post-factuelle".
 

 

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