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« Faire le bien est chose difficile pour beaucoup de gens. Les difficultés découragent, elles font hésiter le plus grand nombre à faire le bien. » À travers ces mots, Dokmaï Sot, une des plus grandes romancières thaïlandaises de son époque, interpelle son lecteur sur une valeur morale intemporelle, celle du bien. La noblesse d’un individu émane-t-elle de la naissance, de l’hérédité ou bien des actes et des paroles ? C’est la question centrale que pose Les Nobles, dont le titre original est Phou Di, « personne de grande valeur ».
Née à Bangkok en 1905 et fille d’un fonctionnaire de haut rang, la jeune Mom Luang Buppha Nimmanhemin née Kunchon – elle choisira plus tard un nom de plume, Dokmaï Sot qui signifie « fleur fraîche » – commence ses études au sein de la maison familiale et les poursuit au collège catholique Saint-Joseph. Elle entame sa carrière d’écrivain alors qu’elle n’a qu’une vingtaine d’années. Elle continuera d’écrire jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Ses premiers textes sont plutôt des romances. La suite de son travail, en revanche, est une immersion au sein des élites du pays confrontées à des questions morales dans une société thaïlandaise en mutation, faisant la part belle à des personnages principaux féminins, ce qui est assez rare à l’époque. Son travail est très imprégné de valeurs bouddhistes, témoignant ainsi d’une foi profonde de la part de l’écrivaine. Elle meurt en 1965 à New Delhi où elle vécut avec son époux, diplomate et homme politique thaï. Elle reste l’une des plus grandes romancières thaïlandaises du XXe siècle.

 

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