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Formidable premier roman de l’Australienne Charlotte McConaghy, « Migrations » prend comme horizon l’annonce par les biologistes de la sixième extinction des espèces. Par Macha Séry  🔸

Depuis Sécheresse (1964), de J. G. Ballard, la science-fiction a imaginé les conséquences possibles et ­désormais probables du dérèglement climatique : multiplication des catastrophes naturelles, épisodes de submersion, désertification, pénurie d’eau et d’air pur… Il est un autre horizon qu’annoncent les biologistes : la sixième extinction des espèces, qui n’épargnera que les animaux d’élevage, propres à l’exploitation directe.

Plusieurs romans l’ont déjà préfigurée à travers des drames localisés. Tels Dans La lumière (Rivages, 2013), de Barbara Kingsolver, sur un essaim de papillons monarques perturbés dans leur hivernage, ou Dans la gueule de l’ours (Rue de l’Echiquier, 2019), de ­James McLaughlin, situé au sein d’un sanctuaire menacé par des braconniers. Pourtant, aucun ne retraçait d’une manière inexorable, à ce jour, les derniers loups, les derniers poissons, les derniers corbeaux…

« Migrations », de Charlotte McConaghy, traduit de l’anglais (Australie) par Anne-Sophie Bigot, JC Lattès, 350 p., 21,90 €, numérique 16 €.

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