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Une pétition demande la suspension de la publication de la bande dessinée de Jean-Christophe Deveney et Christian Rossi, dont l’héroïne est jugée réduite à un « objet sexuel » et le fond véhiculerait des « principes racistes des années 1950 ». Par Frédéric Potet 🔸 

Né sous la plume de l’écrivain américain Edgar Rice Burroughs (1875-1950) en 1912, Tarzan a connu de nombreuses « variations », de Rahan, le « fils des âges farouches » créé par André Chéret (1937-2020) et Roger Lécureux (1925-1999), à Tarzoon, la honte de la jungle (1975), le film d’animation de Picha et Boris Szulzinger. Niala n’en est finalement qu’une de plus, en mode érotique.

Dans l’album du même nom qui relate ses aventures, Niala (Glénat, 72 p., 17 euros), attendu mercredi 10 mars en librairie, ce pendant féminin et noir du personnage incarné autrefois à l’écran par Johnny Weissmuller use de sa libido débridée pour initier aux plaisirs charnels tous ceux et toutes celles qui s’aventurent dans la jungle luxuriante où elle vit : religieuses en mission d’évangélisation, explorateurs en mal d’exotisme et autres Livingstone de pacotille, que l’héroïne va dévergonder en vertu d’un principe simple : rien de tel que le sexe pour apaiser les conflits et vivre en harmonie. Une philosophie apprise au contact des singes bonobos qui l’ont élevée : ces chimpanzés ont la particularité de s’accoupler (mais aussi de pratiquer la sexualité orale et les rapports homosexuels) afin de réduire les tensions sociales.

 

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