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L’effet de surprise, de déstabilisation, propre aux littératures de l’imaginaire s’épanouit particulièrement bien dans la forme brève. Trois recueils parus récemment en témoignent. Rich Larson renouvelle les thèmes du cyberpunk, proposant une science-fiction à la fois très romanesque, dense, et sombre quant aux évolutions technologiques et sociales dans un futur proche. Catherine Dufour se tient plus près encore de notre présent pour donner à ces évolutions, par une ironie mordante, une perspective clairement politique et féministe. Dans des histoires très courtes, Amelia Gray développe un fantastique aux frontières de l’absurde et du gothique pour remettre en question le quotidien, souvent à travers l’intimité du corps. Trois preuves que des œuvres fortes et audacieuses peuvent s’écrire aujourd’hui dans la concision de la nouvelle.

Rich Larson, La fabrique des lendemains. Trad. de l’anglais (Canada) par Pierre-Paul Durastanti. Le Bélial’, coll. « Quarante-Deux », 516 p., 23,90 €
Catherine Dufour, L’arithmétique terrible de la misère. Le Bélial’, 384 p., 19,90 €
Amelia Gray, Cinquante façons de manger son amant. Trad. de l’anglais (États-Unis) par Nathalie Bru. L’Ogre, 216 p., 19 €

 

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