Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

On ne s’intéresse pas à la littérature sans se poser au moins une fois la question de la place des histoires dans nos vies. Si on répond un peu trop rapidement, on affirmera que l’intérêt d’une histoire peut être double : informer et divertir. Tâchons tout de même de creuser la question, en considérant les nombreux sens que peut revêtir ce mot.

 

Histoire : emprunt au latin historia, « récit d’événements historiques », mais aussi « récit fabuleux, sornettes », lui-même pris au grec historia, « recherche, enquête, information » et « résultat d’une enquête », d’où « récit », « œuvre historique ».

(Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert, 2012.)

Chercher des histoires – avoir une histoire

D’emblée, la notion d’histoire est ambiguë : vérité ou mensonge ? Informer ou divertir ? Dès la consultation de l’étymologie de ce mot, on sent bien qu’on est en présence d’un conflit. Car « chercher des histoires », c’est d’abord chercher le conflit.

Ne fais pas d’histoires et mange ta soupe !

(Tous les parents du monde, au moins une fois dans leur vie)

Lorsqu’on cherche des histoires, on cherche un problème, et créer des problèmes, c’est aussi questionner sa place dans le monde. Lorsque le jeune enfant refuse sa soupe, lorsque l’adolescent contredit systématiquement ses parents, ou lorsque l’adulte se lance dans des frissons interdits, ils commencent à créer de la fiction, à partir à l’aventure – une aventure dont ils espèrent qu’elle puisse dire quelque chose sur eux. Flaubert l’avait très bien montré lorsqu’il a raconté comment Emma Bovary a transgressé les lois morales pour sortir enfin de sa petite vie morne et sans histoires :

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article